101
Il s'agit du traité de Fray Johan Alamany (ou Fray Juan Alemán). Écrit originellement en latin, probablement dans la première moitié du XVe siècle, il fut imprimé à deux reprises dans une version catalane; le Musée Plantin d'Anvers conserve l'unique exemplaire de la seconde édition, publiée à Valence, en 1520, sous le titre de Venguda de Antichrist; j'en prépare une édition, en collaboration avec Philippe Berger. Des versions manuscrites en castillan circulaient aussi; on n'en compte pas moins de trois à la Biblioteca Nacional de Madrid: ms. 8586, fol. 1-30r. (version la plus ancienne, probablement de la fin du XVe siècle), ms. 1779, fol. 40r.-50r. (version abrégée qui circulait dans la Castille des Comunidades et a fait l'objet d'une édition par Ramón Alba dans Acerca de algunas particularidades de las Comunidades de Castilla tal vez relacionadas con el supuesto acaecer terreno del milenio igualitario, Madrid, Editora Nacional, 1975, pp. 180-197, («Biblioteca de Visionarios, Heterodoxos y Marginados») y ms. 6176, fol. 231v.-247r. (version incluse dans une miscellanée des XVIe et XVIIe siècles qui comprend de nombreux manuscrits franciscains).
102
Criticón, p. II, cr. 2, pp. 58-59.
103
Ibid., p. 108:
«Aquí
vivía, o aquí yacía, aquel tan grande como
escondido monarca, que muy entretenido asistía estos
días a unas fiestas dedicadas a engañar el pueblo no
dejándole lugar para discurrir en cosas mayores. Estaba el
Príncipe viéndolas bajo celosía
[...]»
. Voir PELEGRÍN, B., Le fil
perdu..., édition citée, pp. 79-84.
104
Voir TREVOR DAVIES, R., La decadencia española. 1621-1700, Barcelona, Labor, 1972, pp. 33-63 et ELLIOTT, J. H., «Revueltas en la monarquía española», pp. 123-144, in ELLIOTT, J. H.; MOUSNIER, Rolan; RAEFF, Marc; SMIT, J. W. et STONE, Lawrence, Revoluciones y rebeliones de la Europa moderna, Madrid, Alianza, 1975. Dans ces révoltes des années 40, il n'y a qu'un seul cas où on ne trouve pas la main de la France: celui des émeutes populaires, antifiscales et sans connotations séparatistes, qui agitèrent l'Andalousie en 1647, 1648 et 1652; mais ce sont paradoxalement ces émeutes (ou tout au moins les deux premières, puisque la première partie du Criticón est de 1651) qui durent inspirer à Gracián, prompt comme tous les hommes d'Ancien Régime à voir dans les révoltes exclusivement plébéiennes le comble du désordre diabolique, l'épisode de la révolte des paysans andalous contre Artemia.
105
Criticón, p. I, cr. 8, pp. 121 («no nos ha de faltar ardid contra el engaño»)-129.
106
Ibid., p. I, cr. 9, pp. 148-150; cr. 10, pp. 152-153.
107
B. Pelegrín ne manque pas de le faire remarquer: Le fil perdu..., édition citée, p. 103.
108
Criticón, p. II, cr. 5, pp. 124-125.
109
D'après la tradition, l'Antéchrist doit naître à Babylone: voir par exemple le traité de la Venguda de Anticrist, (op. cit., n.º 100).
110
Criticón, p. I, cr. 8, p. 131.