En fait, sa parution fut loin d'être régulière puisqu'en février 1894 le quarantième et dernier numéro, qui aurait dû paraître en janvier 1893, n'est pas encore publié, si on en croit la chronologie des lettres publiées dans Epistolario..., p. 490.
Le prix de l'abonnement ou de la souscription était de 2 pesetas par mois à Madrid, de 8 pesetas par trimestre en province et au Portugal. A partir du nº 25 les abonnements se firent pour quatre mois, à 32 pesetas. Les prix pour l'étranger étaient de 30 pesetas pour trois mois et 40 pour quatre. Pour l'Amérique et les Philippines: 36 et 48 pesetas.
Du nº 1 au nº 22, la publication fut imprimée par El Progreso Editorial (Calle de la Reina, 35, puis Pasaje de la Alhambra, 1) et les points de souscriptions étaient le siège de l'Asociación de Escritores y Artistas qui était également celui de la revue (Clavel, 2), les bureaux de El Progreso Editorial et la librairie Fernando Fe. A partir du nº 23, El Centenario fut imprimée par Ricardo Fe (Imprenta y taller de encuadernaciones, Olmo, 4) et administrée par lui.
«Le agradeceré mucho le dé bombo hasta donde su conciencia crítica se lo consienta», écrivait-il à Morel-Fatio. «Necesitamos auxilio y éxito, siquiera mediano si no hemos de ser como el sastre del Campillo que cosía de balde y ponía el hilo, sin que nos valga para consuelo alguna pequeña satisfacción de amor propio».
Juan Valera doit même se justifier auprès de Menéndez Pelayo pour une variation introduite dans la première partie de son article sur «los historiadores de Colón...»: «sólo hice una transformación que podrá parecer algo violenta a quien en ella repare, a fin de encajar una letra capitular bonita» (Epistolario..., p. 449)
Lui-même ne publiera dans El Centenario que la Introducción et La Atlántida (t. I, p. 307-319, et t. II, p. 145-163).
Les destinataires en sont: Vicente Riva Palacio, Manuel María Peralta, A. M. Fabié, Antonio Sánchez Moguel, Domingo García Pérez, Joaquim Oliveira Martins, Vicente Barrantes, Antonio Merino, Miguel Colmeiro, José Lázaro. D'autres lettres, on peut déduire qu'il a été en relations épistolaires avec R. Mª de Labra et Castelar. Il eut aussi l'intention de solliciter la collaboration du Padre Coloma: «Esta petición -écrivait-il à sa correspondante- me valdría como pretexto para disculparme con el Padre Coloma» qu'il craignait finalement d'avoir froissé avec son pamphlet contre Pequeñeces (Correspondencia de Don Juan Valera (1859 1905), Valencia, Castalia, 1956, p. 162-163).
Loc. cit., p. 464.
El Centenario, t. I, p. 13.
Epistolario..., p. 444.
Juan Valera avait eu, dès le début, conscience de ce problème. Dès août 1891, il écrivait à Menéndez Pelayo: «La Crónica del Centenario... ha de empezar en enero de 1892, pero necesitamos mucho original en cartera antes de que salga la primera entrega» (Epistolario..., p. 438-439). Et le 23 janvier 1893, à Morel-Fatio: «necesitamos mucho original si el tal semanario ha de publicarse sin interrupción» (loc. cit., p. 463). C'est sans doute le manque d'original qui rendra irrégulière la parution de la publication.